Le goût de l’or blanc

Le sucre en France au XVIIIe siècle

Table des matières

Introduction

Partie I. La mise en place d’une nouvelle filière :
espaces, marchés et acteurs

Saint-Domingue – Nantes – Orléans : l’essor d’un réseau d’importation
La naissance de nouveaux marchés : la commercialisation du sucre nantais
Le jeu marchand : les acteurs de la nouvelle filière

Partie II. De l’or brun à l’or blanc : le raffinage du sucre

Naissance, essor et revers de l’industrie du sucre
Les raffineries à l’ouvrage : sur les chemins de l’industrialisation
L’argent des raffineurs : des mines d’or blanc

Partie III. Le sucre : histoire d’un goût

Le sacre du sucré : la diffusion d’un aliment de bon goût
Les détaillants, aiguillons de la tentation sucrée

Conclusion

nouveauté
SOMMAIRE

Le goût de l’or blanc

Le sucre en France au XVIIIe siècle

À la fin du XVIIIe siècle, le sucre autrefois considéré comme un produit de luxe devient un aliment nécessaire pour une partie des classes populaires. Le fil conducteur de cet ouvrage consiste à comprendre comment le sucre s’est diffusé dans l’alimentation des Français au XVIIIe siècle, selon quels vecteurs, quelle chronologie et quelles sont les transformations économiques, sociales et culturelles induites par la consommation croissante du nouvel aliment. L’étude porte sur la vallée ligérienne, de Nantes, un des premiers ports coloniaux du royaume, à Orléans, premier centre de raffinage.

La recherche éclaire la croissance du trafic ligérien, l’essor des détaillants (limonadiers, épiciers, confiseurs) et surtout la naissance d’une industrie, les raffineries de sucre, qui comptent parmi les premières manufactures agroalimentaires.

L’originalité de ce travail est d’envisager la distribution du sucre de manière totale, de l’échelle européenne à l’échelle locale, du port à la boutique et à la table des Français. À travers le cheminement d’un produit, ce livre est une étude à la croisée de l’histoire économique, politique, culturelle et sociale.

Histoire

Ils en parlent

Cette thèse riche, n’hésitant pas à aborder en marge des thématiques récemment mises à l’honneur par la recherche (« La peur de l’industrie » p. 168-171, « La santé de l’ouvrier mise à mal » p. 198-201), apportera aux courants pluriels de l’histoire des techniques des éléments neufs susceptibles de nourrir les débats profondément renouvelés depuis quelques années sur les origines et modalités de l’industrialisation européenne, à l’interface de l’histoire économique, et interrogeant l’apport des denrées et marchandises liées à l’essor des échanges mondialisés.

Sébastien Pautet, « Maud Villeret, Le goût de l’or blanc. Le sucre en France au XVIIIe siècle »Artefact [En ligne], 8 | 2018, mis en ligne le 21 juin 2019.

 

À l’interface de l’histoire économique, culturelle et sociale, c’est donc un ouvrage neuf, vivant, illustré et de surcroît bien écrit que nous offre Maud Villeret. À consommer sans modération.

Scuiller Sklaerenn, « Le goût de l’or blanc. Le sucre en France au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2018/4 (n° 125-4), p. 184-186.



À propos de l'auteur
Maud Villeret

Maud Villeret


Maud Villeret est agrégée et docteure en histoire. Elle a soutenu sa thèse à l’université de Nantes en 2015 sous la direction de Natacha Coquery. Depuis, elle poursuit ses recherches sur la consommation, la diffusion des produits exotiques et les relations marchandes entre les différents acteurs du commerce.



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