Etrangers dans le berceau de la France
L’histoire et la mémoire de l’immigration restent un phénomène méconnu en région Centre. Perçue avant tout comme « le berceau de la France » avec le Val-de-Loire et ses châteaux, la région Centre dispose pourtant d’un héritage migratoire non négligeable. Cet ouvrage propose les résultats d’une recherche menée par des historiens et des sociologues et montre la pluralité des situations locales où la figure du migrant s’incarne aussi bien dans des trajectoires d’ouvriers de l’industrie ou du bâtiment, que de bûcherons ou d’ouvrières agricoles, de nurses et autres emplois domestiques, ou encore dans la résidence de quelques migrants aisés venus étudier ou acheter de belles propriétés… Les courants migratoires, envisagés ici sur le temps long de 1789 à aujourd’hui, présentent au moins trois caractéristiques originales. La première est celle d’une tradition de migrations forcées incarnées par les Carlistes et réfugiés polonais au XIXe siècle, opposants espagnols durant les années 1930, la présence de camps d’internement durant les conflits du XXe siècle. La seconde est celle d’une immigration rurale peu visible, d’autant moins qu’il s’agissait pour partie de femmes. Ni région frontalière ni région polarisée par une grosse métropole régionale, la région Centre est enfin particulièrement intéressante pour la constante diversité de ses immigrations pour peu qu’on s’attache non seulement à la période récente mais aussi au XIXe et au premier XXe : Russes, Arméniens, Chinois, Polonais, Espagnols, Italiens, Américains, Maghrébins, Turcs, etc. s’y sont succédés et côtoyés.
Ils en parlent
Sommaire
Introduction
Comment faire l’histoire de l’immigration en région Centre ?
Cinq vagues migratoires
1789-1850 : Une immigration politique
Les émigrés carlistes espagnols
La « grande émigration » polonaise
1850-1918 : Une immigration de travail encore modeste
Analyse comparée des recensements de 1886 et 1911
Approche micro-historique des demandes de naturalisation de 1849 à 1914
Elites, femmes et domestiques, trois caractéristiques des migrations du 19e siècle
La période de la Grande Guerre
1918-1945 : Une présence plus forte, des empreintes mémorielles plus vives
Les années 1920 ou l’afflux des migrants
Les années 1930 : stabilisation des migrants économiques et retour à une immigration politique et forcée
1946-1973 : Une présence limitée et encore méconnue
1946-1962 : de la noria à l’immigration
1962-1975 : une région d’immigration maghrébine et portugaise
Les années 1970 : les ricochets d’une industrialisation tardive
Depuis les années 1970 : l’immigration fait partie de l’histoire régionale
De nouvelles vagues migratoires
Une immigration indissociable de la croissance urbaine
Pérennité des bastions migratoires et nouveaux venus
Conclusion
Quelques spécificités historiques et sociologiques
Des oubliées : Polonaises, femmes migrantes dans l’entre-deux-guerres
Pourquoi ces femmes viennent elles ?
Violences sexuelles et naissances hors mariage
Emancipation et résistance ?
Mémoires ouvrières, mémoires immigrées aux fonderies de Rosières
Rosières dans l’histoire industrielle du département
Un recrutement massif
Habiter la cité
Une mémoire ouvrière ancrée, passerelle entre ici et là-bas
Revendication d’autochtonie
Ecole, mémoire et transmission : l’aventure du journal scolaire Le Petit Fondeur
Le Vieux Tours : histoire et mémoire 1920-1970
Rues italiennes, bourg espagnol
Etre juif et étranger dans le vieux Tours entre 1932 et 1955
Les Algériens 1950-1970
Histoire et mémoire de l’immigration portugaise depuis 1961
Une croissance subite de 1961 à 1975
A salto : les premières arrivées marquées par la clandestinité
Le secteur du bâtiment perd vite de sa prédominance
Mobilité résidentielle et implantations péri-urbaines
Regroupement familial précoce et travail des femmes
Mouvement associatif et mémoire de l’immigration
Les foyers de travailleurs migrants en région Centre
De fortes disparités entre départements
Des foyers adossés aux industries locales
Accompagner le vieillissement des Chibanis (Anciens) et valoriser leur mémoire
Diversification de la population et passage en « résidences sociales »
Le poids de l’histoire : l’Ile de Corse à Saint-Jean-le-Blanc
Les foyers, à la croisée des parcours individuels et familiaux
Approfondir deux situations contemporaines
Joué-lès-Tours : un fragile compromis des relations interethniques
Années 1970 : une présence immigrée dans le logement social
Le quartier de la Rabière en 1977 : une population plurielle de fait
Années 1990 : une banalisation de la présence immigrée sans reconnaissance
La mobilisation d’un collectif d’associations
L’histoire associative des Algériens de Joué
Le club de lutte : un révélateur, un lieu de transmission ?
Quelle mémoire transmettre et à qui ?
Romorantin : crise économique, ségrégation et construction de l’altérité
Matra et la crise économique
La ville, les Turcs et les cités HLM
Communication municipale et construction de l’altérité
Le quartier Saint-Marc, fruit de la ségrégation urbaine
Les trois piliers visibles du conflit : sécurité, altérité culturelle et chiffrage
Médiation sociale franco-turque ou contrôle ?
Invisibilisation économique de la population turque et mobilité freinée
Un renouvellement de la dynamique associative et du partenariat franco-turc ?
Conclusion
Bibliographie
Index
20,00 €
En stock
Etrangers dans le berceau de la France
L’histoire et la mémoire de l’immigration restent un phénomène méconnu en région Centre. Perçue avant tout comme « le berceau de la France » avec le Val-de-Loire et ses châteaux, la région Centre dispose pourtant d’un héritage migratoire non négligeable. Cet ouvrage propose les résultats d’une recherche menée par des historiens et des sociologues et montre la pluralité des situations locales où la figure du migrant s’incarne aussi bien dans des trajectoires d’ouvriers de l’industrie ou du bâtiment, que de bûcherons ou d’ouvrières agricoles, de nurses et autres emplois domestiques, ou encore dans la résidence de quelques migrants aisés venus étudier ou acheter de belles propriétés… Les courants migratoires, envisagés ici sur le temps long de 1789 à aujourd’hui, présentent au moins trois caractéristiques originales. La première est celle d’une tradition de migrations forcées incarnées par les Carlistes et réfugiés polonais au XIXe siècle, opposants espagnols durant les années 1930, la présence de camps d’internement durant les conflits du XXe siècle. La seconde est celle d’une immigration rurale peu visible, d’autant moins qu’il s’agissait pour partie de femmes. Ni région frontalière ni région polarisée par une grosse métropole régionale, la région Centre est enfin particulièrement intéressante pour la constante diversité de ses immigrations pour peu qu’on s’attache non seulement à la période récente mais aussi au XIXe et au premier XXe : Russes, Arméniens, Chinois, Polonais, Espagnols, Italiens, Américains, Maghrébins, Turcs, etc. s’y sont succédés et côtoyés.
Ils en parlent
Sommaire
Introduction
Comment faire l’histoire de l’immigration en région Centre ?
Cinq vagues migratoires
1789-1850 : Une immigration politique
Les émigrés carlistes espagnols
La « grande émigration » polonaise
1850-1918 : Une immigration de travail encore modeste
Analyse comparée des recensements de 1886 et 1911
Approche micro-historique des demandes de naturalisation de 1849 à 1914
Elites, femmes et domestiques, trois caractéristiques des migrations du 19e siècle
La période de la Grande Guerre
1918-1945 : Une présence plus forte, des empreintes mémorielles plus vives
Les années 1920 ou l’afflux des migrants
Les années 1930 : stabilisation des migrants économiques et retour à une immigration politique et forcée
1946-1973 : Une présence limitée et encore méconnue
1946-1962 : de la noria à l’immigration
1962-1975 : une région d’immigration maghrébine et portugaise
Les années 1970 : les ricochets d’une industrialisation tardive
Depuis les années 1970 : l’immigration fait partie de l’histoire régionale
De nouvelles vagues migratoires
Une immigration indissociable de la croissance urbaine
Pérennité des bastions migratoires et nouveaux venus
Conclusion
Quelques spécificités historiques et sociologiques
Des oubliées : Polonaises, femmes migrantes dans l’entre-deux-guerres
Pourquoi ces femmes viennent elles ?
Violences sexuelles et naissances hors mariage
Emancipation et résistance ?
Mémoires ouvrières, mémoires immigrées aux fonderies de Rosières
Rosières dans l’histoire industrielle du département
Un recrutement massif
Habiter la cité
Une mémoire ouvrière ancrée, passerelle entre ici et là-bas
Revendication d’autochtonie
Ecole, mémoire et transmission : l’aventure du journal scolaire Le Petit Fondeur
Le Vieux Tours : histoire et mémoire 1920-1970
Rues italiennes, bourg espagnol
Etre juif et étranger dans le vieux Tours entre 1932 et 1955
Les Algériens 1950-1970
Histoire et mémoire de l’immigration portugaise depuis 1961
Une croissance subite de 1961 à 1975
A salto : les premières arrivées marquées par la clandestinité
Le secteur du bâtiment perd vite de sa prédominance
Mobilité résidentielle et implantations péri-urbaines
Regroupement familial précoce et travail des femmes
Mouvement associatif et mémoire de l’immigration
Les foyers de travailleurs migrants en région Centre
De fortes disparités entre départements
Des foyers adossés aux industries locales
Accompagner le vieillissement des Chibanis (Anciens) et valoriser leur mémoire
Diversification de la population et passage en « résidences sociales »
Le poids de l’histoire : l’Ile de Corse à Saint-Jean-le-Blanc
Les foyers, à la croisée des parcours individuels et familiaux
Approfondir deux situations contemporaines
Joué-lès-Tours : un fragile compromis des relations interethniques
Années 1970 : une présence immigrée dans le logement social
Le quartier de la Rabière en 1977 : une population plurielle de fait
Années 1990 : une banalisation de la présence immigrée sans reconnaissance
La mobilisation d’un collectif d’associations
L’histoire associative des Algériens de Joué
Le club de lutte : un révélateur, un lieu de transmission ?
Quelle mémoire transmettre et à qui ?
Romorantin : crise économique, ségrégation et construction de l’altérité
Matra et la crise économique
La ville, les Turcs et les cités HLM
Communication municipale et construction de l’altérité
Le quartier Saint-Marc, fruit de la ségrégation urbaine
Les trois piliers visibles du conflit : sécurité, altérité culturelle et chiffrage
Médiation sociale franco-turque ou contrôle ?
Invisibilisation économique de la population turque et mobilité freinée
Un renouvellement de la dynamique associative et du partenariat franco-turc ?
Conclusion
Bibliographie
Index
20,00 €
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