Presses Universitaires
François-Rabelais

Date de parution : 28 février 2013
Nb de pages : 202
ISBN : 978-2-86906-292-4
EAN : 9782869062924
ISSN : 1764-4305
Catégories : , Étiquettes : ,

Etrangers dans le berceau de la France

L'immigration en région Centre du XIXe siècle à nos jours

L’histoire et la mémoire de l’immigration restent un phénomène méconnu en région Centre. Perçue avant tout comme « le berceau de la France » avec le Val-de-Loire et ses châteaux, la région Centre dispose pourtant d’un héritage migratoire non négligeable. Cet ouvrage propose les résultats d’une recherche menée par des historiens et des sociologues et montre la pluralité des situations locales où la figure du migrant s’incarne aussi bien dans des trajectoires d’ouvriers de l’industrie ou du bâtiment, que de bûcherons ou d’ouvrières agricoles, de nurses et autres emplois domestiques, ou encore dans la résidence de quelques migrants aisés venus étudier ou acheter de belles propriétés… Les courants migratoires, envisagés ici sur le temps long de 1789 à aujourd’hui, présentent au moins trois caractéristiques originales. La première est celle d’une tradition de migrations forcées incarnées par les Carlistes et réfugiés polonais au XIXe siècle, opposants espagnols durant les années 1930, la présence de camps d’internement durant les conflits du XXe siècle. La seconde est celle d’une immigration rurale peu visible, d’autant moins qu’il s’agissait pour partie de femmes. Ni région frontalière ni région polarisée par une grosse métropole régionale, la région Centre est enfin particulièrement intéressante pour la constante diversité de ses immigrations pour peu qu’on s’attache non seulement à la période récente mais aussi au XIXe et au premier XXe : Russes, Arméniens, Chinois, Polonais, Espagnols, Italiens, Américains, Maghrébins, Turcs, etc. s’y sont succédés et côtoyés.

Ils en parlent

Sommaire

Introduction

Comment faire l’histoire de l’immigration en région Centre ?

Cinq vagues migratoires

1789-1850 : Une immigration politique

Les émigrés carlistes espagnols
La « grande émigration » polonaise

1850-1918 : Une immigration de travail encore modeste

Analyse comparée des recensements de 1886 et 1911
Approche micro-historique des demandes de naturalisation de 1849 à 1914
Elites, femmes et domestiques, trois caractéristiques des migrations du 19e siècle
La période de la Grande Guerre

1918-1945 : Une présence plus forte, des empreintes mémorielles plus vives

Les années 1920 ou l’afflux des migrants
Les années 1930 : stabilisation des migrants économiques et retour à une immigration politique et forcée

1946-1973 : Une présence limitée et encore méconnue

1946-1962 : de la noria à l’immigration
1962-1975 : une région d’immigration maghrébine et portugaise
Les années 1970 : les ricochets d’une industrialisation tardive

Depuis les années 1970 : l’immigration fait partie de l’histoire régionale

De nouvelles vagues migratoires
Une immigration indissociable de la croissance urbaine
Pérennité des bastions migratoires et nouveaux venus

Conclusion

Quelques spécificités historiques et sociologiques

Des oubliées : Polonaises, femmes migrantes dans l’entre-deux-guerres

Pourquoi ces femmes viennent elles ?
Violences sexuelles et naissances hors mariage
Emancipation et résistance ?

Mémoires ouvrières, mémoires immigrées aux fonderies de Rosières

Rosières dans l’histoire industrielle du département
Un recrutement massif
Habiter la cité
Une mémoire ouvrière ancrée, passerelle entre ici et là-bas
Revendication d’autochtonie
Ecole, mémoire et transmission : l’aventure du journal scolaire Le Petit Fondeur

Le Vieux Tours : histoire et mémoire 1920-1970

Rues italiennes, bourg espagnol
Etre juif et étranger dans le vieux Tours entre 1932 et 1955
Les Algériens 1950-1970

Histoire et mémoire de l’immigration portugaise depuis 1961

Une croissance subite de 1961 à 1975
A salto : les premières arrivées marquées par la clandestinité
Le secteur du bâtiment perd vite de sa prédominance
Mobilité résidentielle et implantations péri-urbaines
Regroupement familial précoce et travail des femmes
Mouvement associatif et mémoire de l’immigration

Les foyers de travailleurs migrants en région Centre

De fortes disparités entre départements
Des foyers adossés aux industries locales
Accompagner le vieillissement des Chibanis (Anciens) et valoriser leur mémoire
Diversification de la population et passage en « résidences sociales »
Le poids de l’histoire : l’Ile de Corse à Saint-Jean-le-Blanc
Les foyers, à la croisée des parcours individuels et familiaux

Approfondir deux situations contemporaines

Joué-lès-Tours : un fragile compromis des relations interethniques

Années 1970 : une présence immigrée dans le logement social
Le quartier de la Rabière en 1977 : une population plurielle de fait
Années 1990 : une banalisation de la présence immigrée sans reconnaissance
La mobilisation d’un collectif d’associations
L’histoire associative des Algériens de Joué
Le club de lutte : un révélateur, un lieu de transmission ?
Quelle mémoire transmettre et à qui ?

Romorantin : crise économique, ségrégation et construction de l’altérité

Matra et la crise économique
La ville, les Turcs et les cités HLM
Communication municipale et construction de l’altérité
Le quartier Saint-Marc, fruit de la ségrégation urbaine
Les trois piliers visibles du conflit : sécurité, altérité culturelle et chiffrage
Médiation sociale franco-turque ou contrôle ?
Invisibilisation économique de la population turque et mobilité freinée
Un renouvellement de la dynamique associative et du partenariat franco-turc ?

Conclusion

Bibliographie

Index

20,00 

En stock

Etrangers dans le berceau de la France

L'immigration en région Centre du XIXe siècle à nos jours

L’histoire et la mémoire de l’immigration restent un phénomène méconnu en région Centre. Perçue avant tout comme « le berceau de la France » avec le Val-de-Loire et ses châteaux, la région Centre dispose pourtant d’un héritage migratoire non négligeable. Cet ouvrage propose les résultats d’une recherche menée par des historiens et des sociologues et montre la pluralité des situations locales où la figure du migrant s’incarne aussi bien dans des trajectoires d’ouvriers de l’industrie ou du bâtiment, que de bûcherons ou d’ouvrières agricoles, de nurses et autres emplois domestiques, ou encore dans la résidence de quelques migrants aisés venus étudier ou acheter de belles propriétés… Les courants migratoires, envisagés ici sur le temps long de 1789 à aujourd’hui, présentent au moins trois caractéristiques originales. La première est celle d’une tradition de migrations forcées incarnées par les Carlistes et réfugiés polonais au XIXe siècle, opposants espagnols durant les années 1930, la présence de camps d’internement durant les conflits du XXe siècle. La seconde est celle d’une immigration rurale peu visible, d’autant moins qu’il s’agissait pour partie de femmes. Ni région frontalière ni région polarisée par une grosse métropole régionale, la région Centre est enfin particulièrement intéressante pour la constante diversité de ses immigrations pour peu qu’on s’attache non seulement à la période récente mais aussi au XIXe et au premier XXe : Russes, Arméniens, Chinois, Polonais, Espagnols, Italiens, Américains, Maghrébins, Turcs, etc. s’y sont succédés et côtoyés.

Ils en parlent

Sommaire

Introduction

Comment faire l’histoire de l’immigration en région Centre ?

Cinq vagues migratoires

1789-1850 : Une immigration politique

Les émigrés carlistes espagnols
La « grande émigration » polonaise

1850-1918 : Une immigration de travail encore modeste

Analyse comparée des recensements de 1886 et 1911
Approche micro-historique des demandes de naturalisation de 1849 à 1914
Elites, femmes et domestiques, trois caractéristiques des migrations du 19e siècle
La période de la Grande Guerre

1918-1945 : Une présence plus forte, des empreintes mémorielles plus vives

Les années 1920 ou l’afflux des migrants
Les années 1930 : stabilisation des migrants économiques et retour à une immigration politique et forcée

1946-1973 : Une présence limitée et encore méconnue

1946-1962 : de la noria à l’immigration
1962-1975 : une région d’immigration maghrébine et portugaise
Les années 1970 : les ricochets d’une industrialisation tardive

Depuis les années 1970 : l’immigration fait partie de l’histoire régionale

De nouvelles vagues migratoires
Une immigration indissociable de la croissance urbaine
Pérennité des bastions migratoires et nouveaux venus

Conclusion

Quelques spécificités historiques et sociologiques

Des oubliées : Polonaises, femmes migrantes dans l’entre-deux-guerres

Pourquoi ces femmes viennent elles ?
Violences sexuelles et naissances hors mariage
Emancipation et résistance ?

Mémoires ouvrières, mémoires immigrées aux fonderies de Rosières

Rosières dans l’histoire industrielle du département
Un recrutement massif
Habiter la cité
Une mémoire ouvrière ancrée, passerelle entre ici et là-bas
Revendication d’autochtonie
Ecole, mémoire et transmission : l’aventure du journal scolaire Le Petit Fondeur

Le Vieux Tours : histoire et mémoire 1920-1970

Rues italiennes, bourg espagnol
Etre juif et étranger dans le vieux Tours entre 1932 et 1955
Les Algériens 1950-1970

Histoire et mémoire de l’immigration portugaise depuis 1961

Une croissance subite de 1961 à 1975
A salto : les premières arrivées marquées par la clandestinité
Le secteur du bâtiment perd vite de sa prédominance
Mobilité résidentielle et implantations péri-urbaines
Regroupement familial précoce et travail des femmes
Mouvement associatif et mémoire de l’immigration

Les foyers de travailleurs migrants en région Centre

De fortes disparités entre départements
Des foyers adossés aux industries locales
Accompagner le vieillissement des Chibanis (Anciens) et valoriser leur mémoire
Diversification de la population et passage en « résidences sociales »
Le poids de l’histoire : l’Ile de Corse à Saint-Jean-le-Blanc
Les foyers, à la croisée des parcours individuels et familiaux

Approfondir deux situations contemporaines

Joué-lès-Tours : un fragile compromis des relations interethniques

Années 1970 : une présence immigrée dans le logement social
Le quartier de la Rabière en 1977 : une population plurielle de fait
Années 1990 : une banalisation de la présence immigrée sans reconnaissance
La mobilisation d’un collectif d’associations
L’histoire associative des Algériens de Joué
Le club de lutte : un révélateur, un lieu de transmission ?
Quelle mémoire transmettre et à qui ?

Romorantin : crise économique, ségrégation et construction de l’altérité

Matra et la crise économique
La ville, les Turcs et les cités HLM
Communication municipale et construction de l’altérité
Le quartier Saint-Marc, fruit de la ségrégation urbaine
Les trois piliers visibles du conflit : sécurité, altérité culturelle et chiffrage
Médiation sociale franco-turque ou contrôle ?
Invisibilisation économique de la population turque et mobilité freinée
Un renouvellement de la dynamique associative et du partenariat franco-turc ?

Conclusion

Bibliographie

Index

Date de parution : 28 février 2013
Nb de pages : 202
ISBN : 978-2-86906-292-4
EAN : 9782869062924
ISSN : 1764-4305
Catégories : , Étiquettes : ,

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