Un espace rural à la loupe

Table des matières

Avant Propos

Introduction

CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE L’ETUDE

Restituer les étapes de la construction d’un espace par les sociétés
La zone d’étude
Le contexte de la recherche

LES SOURCES ET LEUR MISE EN ŒUVRE

Sources archéologiques
Données planimétriques
Sources écrites
Données géophysiques et géochimiques
Données géographiques et environnementales
Système d’Information Géographique et analyse spatiale

LE PEUPLEMENT : DYNAMIQUE DE L’HABITAT ET EXPLOITATION DES RES-SOURCES DU MILIEU

Évolution diachronique du peuplement de la Protohistoire au xixe siècle
S’accommoder de l’espace : les facteurs d’implantation des établissements
Modeler l’espace : exploitation des ressources et évolution du paysage

RESEAUX ET TRAMES

Le réseau viaire : lier les points de peuplement
Le parcellaire : unité de base d’appropriation de l’espace

LES TERRITOIRES

Territoires institutionnels : un maillage politico-administratif et religieux

Territoires agraires : des espaces vécus

MODELISATION DES DYNAMIQUES SPATIO-TEMPORELLES

Évolution de l’occupation du sol dans la longue durée
Évolution de l’occupation du sol sur le temps court

VARIATIONS D’ECHELLES

Comparaisons micro-régionales
Du micro au macro

Conclusion

Bibliographie et sources

SOMMAIRE

Un espace rural à la loupe

Cet ouvrage, tiré d’une thèse de doctorat en archéologie soutenue à l’université François-Rabelais de Tours, a pour objectif de restituer les étapes de la construction d’une micro-région du Berry par les sociétés de la Protohistoire à l’époque contemporaine. La combinaison de la micro-échelle spatiale et du temps long constitue l’originalité de l’approche et favorise un meilleur repérage des ruptures et des continuités dans l’occupation du sol. Mais considérer l’évolution d’un espace dans la longue durée implique la nécessité de traiter plusieurs sources différentes : données archéologiques, sources textuelles et planimétriques, données environnementales.

 

Sur le plan méthodologique, cette approche est l’occasion de définir des outils aptes à  étudier les dynamiques de l’occupation du sol de manière diachronique et à favoriser les comparaisons micro-régionales, notamment par la mise en œuvre de modélisations statistiques et spatiales au sein d’un système d’information géographique. Ainsi, la comparaison des évolutions observées dans la micro-région étudiée avec d’autres études de cas, ainsi que sa restitution au sein d’un contexte régional élargi au Berry antique et médiéval, permet de mesurer tous les apports de l’approche micro-régionale à la connaissance des dynamiques de l’occupation du sol, en dégageant les tendances communes des particularismes locaux.

 

Nicolas Poirier est Docteur en archéologie de l’université François-Rabelais de Tours. Ses travaux portent sur les rapports entretenus entre les sociétés du passé et leur espace, plus particulièrement dans le domaine de l’archéologie rurale et agraire.

Géographie
Histoire

Ils en parlent

L’originalité de l’étude tient à l’échelle d’analyse adoptée pour retracer la dynamique d’un espace rural aux confins du Berry et du Nivernais, qui associe micro-échelle spatiale (une cinquantaine de km² correspondant aux territoires des communes de Sancergues, Charentonnay et Saint-Martin-des-Champs, à l’est du département du Cher) et longue durée chronologique (du second Âge du Fer – et non pas de la Préhistoire comme l’annonce le titre de l’ouvrage – au XIXe s.). Ce choix méthodologique a été motivé par la volonté d’appréhender les étapes et les modalités de construction d’un espace rural “ ordinaire ”, comme le qualifie l’auteur, éloigné de tout site remarquable, en marge des entités territoriales anciennes et actuelles et resté à l’écart de la recherche archéologique, en se plaçant à l’échelle d’action des sociétés rurales qui l’ont façonné. Le grand intérêt de cette micro-échelle spatiale est de permettre la confrontation de données issues de sources variées et complémentaires (archéologiques, textuelles, planimétriques, géophysiques et géochimiques) en autorisant notamment une exploitation poussée des sources écrites et cartographiques anciennes (fonds d’archives médiévales et modernes, plans cadastraux “ napoléoniens ” et plans terriers).

Frédérique Bertoncello, Revue archéologique du Centre de la France (En ligne), Tome 49 | 2010



À propos de l'auteur

Nicolas Poirier


Nicolas Poirier est docteur en archéologie de l'université François-Rabelais de Tours. Ses travaux portent sur les rapports entretenus entre les sociétés du passé et leur espace, plus particulièrement dans le domaine de l'archéologie rurale et agraire.



Dans la même collection

Theme Little Rabelais designed by BALLA

The too big ASCII art easter egg was removed (sorry Hugo) by Etienne Nadji