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François-Rabelais

Une série de Podcasts des PUFR

Sur toutes les bouches

Une saison de quatre épisodes qui interroge des notions clés de nos cultures alimentaires pour nourrir nos curiosités de mangeuses et de mangeurs. Une mise en perspective des notions de gastronomie, de patrimoines et de normes culinaires.

• Goûtez à la pluridisciplinarité des food studies.
Écoutez des chercheuses et chercheurs d’horizons différents, de l’anthropologie au droit.
• Découvrez les études sur les cultures de l’alimentation.

Avec Loïc Bienassis, Historien, membre de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA), Isabelle Hannequart, juriste, maîtresse de conférence en droit public et responsable du Master « Alimentation, culture, patrimoine et transition » au Centre d’études supérieures de la Renaissance (CESR), Kilien Stengel, enseignant en sciences de l’information et de la communication et responsable de l'université ouverte des sciences gastronomiques à l’université de tours, et Hélène Peters-Zwingelstein, anthropologue, qui étudie les aspects émotionnels du "faire-territoire" notamment via es projets alimentaires territoriaux.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.

Voix : Loïc Bienassis, Isabelle Hannequart, Kilien Stengel, Hélène Peters-Zwingelstein et François Guignard.
Visuel : Bastien Berger (conception graphique) et François Guignard (photographies), France, 2024.
Illustration sonore : Pixabay, « Chattering in restaurant », Allemagne, 2021 (Licence CC0).

Musique : Pumpupthemind, « Once in Paris », Estonie, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR et CESR (Université de Tours).

Food studies

#STLB, Episode 1

Hérité des études culturelles menées dans les années soixante en Grande-Bretagne, l’anglicisme studies traduit un ancrage transdisciplinaire. Mais pourquoi l’alimentation se prête-t-elle à ce type d’approche ?

Les sciences sociales se sont emparées de l’alimentation comme objet de recherche, chacune cherchant à aborder le fait alimentaire du point de vue de la spécificité de son champ (histoire, économie, sociologie, etc.). Cependant, pour saisir la complexité de nos rapports à l’alimentation, une approche croisée des disciplines permet d’apporter d’autres éclairages. Loïc Bienassis présente l’exemple de l’évolution des goûts, où une enquête strictement historique ne permettrait pas de cerner l’ensemble de la question.

Une approche pluridisciplinaire

Puisque l’alimentation représente un cas typique de phénomène social total, elle requiert une collaboration entre disciplines pour produire une vision panoramique de ses objets. Comme l’a analysé le sociologue Jean-Pierre Poulain en 2017, les recherches oscillent aujourd’hui entre les postures venues des food studies, « qui opère sur le modèle des cultural studies un recentrage thématique pluridisciplinaire », et une démarche plus européenne, surtout française, « qui privilégie une perspective ouverte à l’interdisciplinarité mais disciplinairement ancrée. »

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.

Voix : Loïc Bienassis, Isabelle Hannequart, Hélène Peters-Zwingelstein et François Guignard.
Visuel : Bastien Berger (conception graphique) et François Guignard (photographies), France, 2024.
Illustration sonore : Pixabay, « Chattering in restaurant », Allemagne, 2021 (Licence CC0).

Musique : Pumpupthemind, « Once in Paris », Estonie, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR et CESR (Université de Tours).

Manger ou l’art de naviguer entre les normes

#STLB, Episode 2

Si l’acte de manger semble être un geste simple, il renvoie en fait à un ensemble de structurations socio-culturelles qui forgent nos pratiques individuelles.

Cet héritage guide tant nos gestes que nos postures face à l’alimentation. Hélène Peters-Zwingelstein relève que mangeuses et mangeurs doivent faire face à un ensemble de normes qui s’inscrivent dans le temps long de l’histoire de l’alimentation. Si l’enjeu est bien de saisir la dimension anthropologique, il s’agit également de penser les « effets de rupture » engendrés par de nouvelles « promesses alimentaires ».

Se réapproprier son alimentation

Du point de vue juridique, Isabelle Hannequart propose de penser un droit à l’alimentation qui intègre notamment la dimension culturelle afin de faire naître un discours qui anticipe les normes législatives. Cette mise en perspective doit permettre de renvoyer chacun à son propre rapport à l’alimentation tout en inscrivant celui-ci dans une histoire partagée et dans l’interdépendance qui la rend possible.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.

Voix : Loïc Bienassis, Isabelle Hannequart, Kilien Stengel, Hélène Peters-Zwingelstein et François Guignard.
Visuel : Bastien Berger (conception graphique) et François Guignard (photographies), France, 2024.
Illustration sonore : Pixabay, « Chattering in restaurant », Allemagne, 2021 (Licence CC0).

Musique : Pumpupthemind, « Once in Paris », Estonie, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR et CESR (Université de Tours).

Patrimoines alimentaires, entre mémoires et représentations

#STLB, Episode 3

Souvent circonscrit à son acception matérielle, le terme de patrimoine transcende pourtant l’espace allant « de la cathédrale à la petite cuillère ». Qu’est-ce qui justifie de parler de patrimoines culinaires ?

 

L’historien Loïc Bienassis revient sur les raisons pour lesquelles « le patrimoine n’existe pas en soi », tout en pointant ce qui justifie de parler d’un patrimoine alimentaire. Si la notion vient en partie répondre à une « inflation patrimoniale », ces enjeux sont toujours le reflet d’une « volonté culturelle ». Ainsi, le patrimoine est une représentation que l’on se fait du passé qui souligne l’investissement d’une communauté envers un objet ou une pratique. Pour l’anthropologue Hélène Peters-Zwingelstein, cette reconnaissance est également le reflet d’une histoire et de renvois sociaux chargés d’affects.

Le patrimoine en mouvement

Le patrimoine matériel est reconnu par la convention de l’Unesco depuis 1972 et se concentre sur les monuments culturels, naturels ou mixtes qui présente une « valeur universelle exceptionnelle » à différents niveaux (historique, scientifique, artistique, etc.). La notion de patrimoine immatériel, reconnu officiellement par la convention de 2003 est venu combler un vide en se concentrant sur « les pratiques, les connaissances et les expressions ». Si le patrimoine culinaire est en partie issue de cette dernière émanation, il représente un espace hybride entre les deux notions.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.

Voix : Loïc Bienassis, Isabelle Hannequart, Kilien Stengel, Hélène Peters-Zwingelstein et François Guignard.
Visuel : Bastien Berger (conception graphique) et François Guignard (photographies), France, 2024.
Illustration sonore : Pixabay, « Chattering in restaurant », Allemagne, 2021 (Licence CC0).

Musique : Pumpupthemind, « Once in Paris », Estonie, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR et CESR (Université de Tours).

Gastronomie, les lois du ventre

#STLB, Episode 4

Si le spectaculaire de la gastronomie est omniprésent dans l’espace médiatique, sa définition semble constamment en mouvement.

Le terme de gastronomie est tiraillé entre des interprétations parfois contradictoires dans leurs valeurs. Tout à la fois considérée comme l’affirmation d’un certain élitisme, rapportée à une haute cuisine héritière de la cuisine de cour, et comme l’une des premières manifestations de cultures populaires, elle semble surtout renvoyer à un ensemble de pratiques et d’héritages.

À la recherche du plaisir

S’il ne faut pas nier la vision élitiste de la valeur gastronomique, le concept est aussi simplement attaché à la notion de plaisir et aux discours qui s’attache à penser un « bien manger hédoniste ».  Kilien Stengel invite à interroger la manière dont chacune et chacun d’entre nous investit cette notion. Réussir à penser celle-ci au-delà d’une acception figée, et donc participer de sa redéfinition, ne serait-ce pas déjà entrevoir la réappropriation de notre alimentation ?