Presses Universitaires
François-Rabelais

Le podcast Sérielogie des Presses Universitaires François-Rabelais analyse le phénomène des séries télévisées.

Une série de Podcasts des PUFR

Sérielogie

Longtemps reléguées au second plan des analyses esthétiques, les séries télévisées connaissent aujourd’hui un engouement tant pour leurs formes que pour leurs contenus. Sérielogie remonte le fil des mutations qui s’amorcent depuis quelques années sur nos écrans.

• Plongez dans l’histoire des séries TV.
Écoutez des spécialistes en études culturelles, étude cinématographique, et littérature comparée apporter leurs éclairages.
• Explorez les enjeux esthétiques des formes sérielles audiovisuelles.

Avec Emmanuelle Delanoé-Brun, professeure des universités, spécialiste des études culturelles, américaines et filmiques à l’Université Sorbonne-Nouvelle ; Justine Breton, maîtresse de conférences en médiévalisme et en littérature comparée à l'Université de Lorraine et Benjamin Campion, enseignant en cinéma et audiovisuelle à l’Université de Lille et à Sciences-Po Lille.

Episode 1 du podcast Sérielogie des Presses Universitaires François-Rabelais
Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Justine Breton, Benjamin Campion, Emmanuelle Delanoé-Brun et François Guignard.
Visuel : Charlotte Boutreux, France, 2024.
Illustration sonore : Auteur anonyme, « Static angel », logo sonore de HBO, USA, HBO, 1996 ; David Simon et Edouard Burns, « Old cases », The Wire, ép. 4, saison 1, réal. Clement Virgo, USA, HBO, 2002 ; Hammer Jan, Miami Vice, générique, USA, NBC, 1984 ; Tom Fontana, « The routine », Oz, ép. 1, saison 1, réal. Darnell Martin, USA, HBO, 1997 ; Thomas Newman, Six feet under, générique, USA, HBO, 2001 ; David Simon et Edouard Burns, « The pager », The Wire, ép. 5, saison 1, réal. Clark Johnson, USA, HBO, 2002 (droits : exception de courte citation).
Musique : Holizna Patreon, « Tube TV », Pittsburgh, Pennsylvania, USA, 2022 (Licence CC4.0).
Production : PUFR (Université de Tours).

Ép. 1 : « C’est pas de la télé »

#Serielogie, Episode 1

A l’image de Six feet under, The Sopranos ou de Sex and the city, les séries télévisées semblent s’être reconfigurées à partir des années 1990.

Ce que l’on a appelé à postériori un « tournant qualitatif » prend racine dans une histoire plus longue. Emmanuelle Delanoé-Brun nous rappelle que ce changement est avant tout issu d’une évolution du paysage audiovisuel. Des chaînes grand public, sous contrôle de la commission fédérale des communications (FCC), à l’apparition des chaînes câblées plus spécialisées, les modalités de production et de diffusion se diversifient. C’est l’ouverture d’un espace d’expression plus libre pour les créatrices et créateurs de séries télévisées.

Évolution des enjeux narratifs

Cette recomposition du champ télévisuel donne naissance à un public plus averti et permet une libération des modèles sériels autour de nouvelles thématiques. La chaîne HBO représente un archétype de ce renouveau créatif avec des productions comme Oz (Tom Fontana) ou The Sopranos (David Chase). Les intrigues se complexifient et les esthétiques se retravaillent. Pourtant, plutôt qu’une révolution, ce tournant est à comprendre dans une filiation avec des expérimentations plus anciennes, comme celle de David Lynch, Chris Carter ou encore Michael Mann.

Episode 2 du podcast Sérielogie des Presses Universitaires François-Rabelais
Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Justine Breton, Benjamin Campion, Emmanuelle Delanoé-Brun et François Guignard.
Visuel : Charlotte Boutreux, France, 2024.
Illustration sonore : The Blind Boys of Alabama, The wire, générique, USA, HBO, 2001 ; Nathan Micay, Industry, générique, Royaume-Uni, BBC Two, 2020 ; Stephen Colbert, clip de promotion des Emmy Awards, CBS, 2017 ; Douglas J. Cuomo, Sew and the city, générique, USA, HBO, 1998 (droits : exception de courte citation).
Musique : Holizna Patreon, « Tube TV », Pittsburgh, Pennsylvania, USA, 2022 (Licence CC4.0).
Production : PUFR (Université de Tours).

Ép. 2 : « Les séries font leur cinéma »

#Serielogie, Episode 2

Réelle ou fantasmée, la distinction entre « petit » et « grand » écran tend à s’effacer aujourd’hui, au point de voir la forme sérielle revendiquée par certains cinéastes.

Les séries télévisées ont souvent été renvoyées au rang d’art mineur, en regard d’un cinéma qui aurait affirmé rapidement sa dimension artistique. Cette simplification théorique repose en partie sur une réduction de l’univers télévisuel à ses dimensions commerciales et sur l’idéalisation de l’espace cinématographique. Si aucun des champs n’échappe au registre de l’« industrie culturelle » théorisé par Adorno et Horkheimer en 1947, on constate cependant une interpénétration des deux sphères (comédiens, scénaristes, etc.).

Une esthétique de genre ?

Justine Breton pointe le rôle des discours de cinéastes dans l’affirmation d’une esthétique propre au cinéma. Plutôt qu’un cloisonnement des genres, ce dialogue vient à la fois questionner l’établissement d’une esthétique conjointe tout en réaffirmant les spécificités de chaque forme. Alors que les explorations artistiques semblent se répondre et se compléter, les industries se perpétuent dans des institutions et des systèmes de récompenses distincts.

Episode 3 du podcast Sérielogie des Presses Universitaires François-Rabelais
Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Justine Breton, Benjamin Campion, Emmanuelle Delanoé-Brun et François Guignard.
Visuel : Charlotte Boutreux, France, 2024.
Illustration sonore : Louis J. Gasnier, Donald MacKenzie , « A watery doom », The perils of Pauline, ch. 5, saison 1, USA, Electic film compagny, 1914 ; Lon bender, logo sonore de Netflix, USA, NFLX, 2015 ; Zeligsound, logo sonore de Amazon prime video, USA, Prime video, 2023 ; Auteur anonyme, logo sonore de Disney+, USA, Disney+, 2024  (droits : exception de courte citation).
Musique : Holizna Patreon, « Tube TV », Pittsburgh, Pennsylvania, USA, 2022 (Licence CC4.0).
Production : PUFR (Université de Tours).

Ép. 3 : « Le temps du rêve »

#Serielogie, Episode 3

De la télévision aux plateformes de streaming, les supports médiatiques de diffusion ne conditionnent-il pas nos façons de regarder les séries ?

L’histoire de la sérialité ne débute pas avec la télévision mais prend racine dans le secteur de la presse écrite. Cette logique de la lecture par épisode va progressivement s’étendre aux différents médiums qui font leur apparition au début du XXe siècle (radio, cinéma, etc.). Si la notion de série est donc relativement large, celle de télévision s’étoffe à mesure que la typologie des diffuseurs se développe.

La série comme rendez-vous

Si la « diffusion fragmentée » est l’essence des programmes narratifs de type sériel, l’évolution du panorama audiovisuel conduit à un changement des modes de consommation et de réception. Du rendez-vous hebdomadaire au binge-watching, on assiste à une individualisation de la lecture.  Alors que la liberté du public est de plus en plus mise en avant, Benjamin Campion se demande si cette compression de la temporalité sérielle ne conduit pas au sacrifice d’un espace de rêverie pour le public.