Presses Universitaires
François-Rabelais

Une série de Podcasts des PUFR

Graphein

Cette série de cinq épisodes interroge la notion de « bande dessinée ». Une mise en perspective du renouvellement permanent de ses formes pour tenter de saisir le champ des possibles ouverts par la BD.

• Découvrez les multiples visages de la bande dessinée.
• Écoutez les analyses de différents acteurs (dessinateurs, chercheurs et libraire).
• Questionnez la singularité de ce médium culturel.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Laurent Gerbier et François Guignard.
Visuel : Terreur Graphique, France, 2024.
Illustration sonore : Floraphonic, « Pencil Foley Write 6 », Angleterre, 2023 (Licence CC0).
Musique : Keyframe Audio, « Funky Scratch », USA, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR - Université de Tours.

Chap. I : « Laurent Gerbier – Philosophe »

#Graphein, Episode 1

La notion de « bande dessinée » est aujourd’hui bien ancrée dans notre paysage culturel, mais peut-on facilement en dessiner les contours ?

De la BD franco-belge au roman graphique, en passant par les mangas, les comics ou autres historietas, les dénominations de l’objet pointent tant une diversité de contenus que de formes. Quels sont les rapports entre ces explorations graphiques ? Comment la bande dessinée communique-t-elle avec les autres formes d’art ? Laurent Gerbier, Philosophe et spécialiste des cultures visuelles et de l’histoire de la bande dessinée nous aide à saisir les enjeux d’une impossible définition.

Un renouvellement permanent

La diversité des dénominations de cet art graphique mélangeant textes et images renvoie en partie à des « sphères géoculturelles ». Mais au-delà de cette cartographie, on assiste aux États-Unis comme en Europe à des « vague de renouvellement formels » qui consiste à affirmer des spécificités narratives comme visuels.  Si la BD est un « iconotexte » à la croisée des médias, ces tentatives de redéfinition sont peut-être une manière d’affirmer sa singularité et de revendiquer sa maturité.

Episode 2 du podcast Graphein des Presses Universitaires François-Rabelais avec Serge Pellé
Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Serge Pellé et François Guignard.
Visuel : Terreur Graphique, France, 2024.
Illustration sonore : Floraphonic, « Pencil Foley Write 6 », Angleterre, 2023 (Licence CC0).
Musique : Keyframe Audio, « Funky Scratch », USA, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR - Université de Tours.

Chap. II : « Serge Pellé – Dessinateur »

#Graphein, Episode 2

Souvent rattachée à l’image d’un médium populaire et grand public, cette assignation de la BD semble la conduire vers une standardisation de ses formes.

De simple succession de cases juxtaposées à art polymorphe, d’objet « vulgaire » à neuvième art, la bande dessinée semble tiraillée entre des volontés artisanales et des ambitions industrielles. Le dessinateur Serge Pellé interroge cette dialectique des formes qui structure le milieu de l’édition et nous offre un regard réflexif sur sa propre pratique.

Une ouverture des formats

Pour illustrer la production de standards générée par la concentration industrielle de l’édition, il suffit de convoquer un format : le « 48 cc ». L’abréviation désigne un album couleur de 48 pages à couverture cartonnée qui a façonné l’image de la BD au sein de l’espace franco-belge. Face à cette hégémonie, les maisons d’édition indépendantes proposent à partir des années 1980 des expérimentations formelles jusqu’à donner naissance à de nouveaux classiques comme le roman graphique.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Thomas Berseron et François Guignard.
Visuel : Terreur Graphique, France, 2024.
Illustration sonore : Floraphonic, « Pencil Foley Write 6 », Angleterre, 2023 (Licence CC0).
Musique : Keyframe Audio, « Funky Scratch », USA, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR - Université de Tours.

Chap. III : « Thomas Berseron – Libraire »

#Graphein, Episode 3

Du roman graphique à la BD du réel, les explorations de ce médium en France ne sont-elles pas aussi le reflet d’une recherche d’adéquation entre formes et contenus ?

Depuis les années 1970, les tentatives de reformulations de la bande dessinée se succèdent et donne lieu à l’apparition de nouveaux standards mais aussi de ruptures chez différentes générations d’autrices et d’auteurs. Ce mouvement cyclique de reconnaissance et de volontés de recherche et de coupure semble participer d’un désir de reconnaissance. Le libraire indépendant Thomas Berseron nous livre son analyse sur l’actualité de la production en France en questionnant l’intérêt des lectrices et des lecteurs pour l’ensemble de ces formes.

L’essor du réel

L’adaptation en français du terme de « roman graphique » est tirée de l’idée de « Graphic novel » déployée par Will Esner autour son ouvrage Un pacte avec Dieu paru en 1978. La bande dessinée se fait plus longue et littéraire et glisse petit à petit vers des thématiques nouvelles. En parallèle des formats classiques et plus romanesque, les années 2000 marqueront l’émergence d’un courant proche du documentaire et qui rompt avec l’aspect fictionnel. Ces nouvelles « bandes dessinées du réel » explorent notamment les possibilités de vulgarisation offerte par le médium BD en mobilisant l’ensemble du panel de ces outils visuels.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Terreur Graphique et François Guignard.
Visuel : Terreur Graphique, France, 2024.
Illustration sonore : Floraphonic, « Pencil Foley Write 6 », Angleterre, 2023 (Licence CC0).
Musique : Keyframe Audio, « Funky Scratch », USA, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR - Université de Tours.

Chap. IV : « Terreur graphique – Dessinateur »

#Graphein, Episode 4

Sans relégué à la marge la question typologique, les rapports entre textes et images sont aussi ceux d’une recherche narrative et stylistique qui engage auteur et dessinateur.

Si la bande dessinée raconte bien des histoires, elle le fait à sa manière, avec ses codes, ses styles et ses écritures. Mais cet ancrage narratif ne dialogue-t-il pas avec la déconstruction permanente de ses formes ? Terreur Graphique, auteur et dessinateur, reviens sur les recherches stylistiques qui jalonne le parcours de tout artiste. Plutôt que la revendication de l’appartenance à un courant, il esquisse une certaine liberté de mouvement au sein du large panorama aujourd’hui offert par la galaxie BD.

Raconter des histoires

Du roman graphique à la bande dessinée du réel, les mouvements de légitimation du neuvième art se sont progressivement appuyés sur l’idée d’une élaboration plus sérieuse de son contenu.  Cette saturation du registre documentaire n’a-t-il pas pour effet pervers de participer à une dévalorisation des formats plus classique ? l’horizon d’un retour du fictionnel se dessine alors comme une alternative.

Crédits

Conception, réalisation et mixage : François Guignard.
Voix : Pierre Fresnault-Deruelle et François Guignard.
Visuel : Terreur Graphique, France, 2024.
Illustration sonore : Floraphonic, « Pencil Foley Write 6 », Angleterre, 2023 (Licence CC0).
Musique : Keyframe Audio, « Funky Scratch », USA, 2023 (Licence CC0).
Production : PUFR - CESR - Université de Tours.

Chap. V : « Pierre Fresnault-Deruelle – Sémiologue »

#Graphein, Episode 5

La bande dessinée est aussi l’histoire d’un rejet, d’une négation de sa portée artistique. Une réticence théorique qui reconduit la distinction entre art mineur et majeur.

Plus qu’un simple un objet de plaisir, la BD est aussi un objet d’art sur lequel on peut continuellement revenir. Espace hybride de l’expression artistique, composé de textes et d’images, elle a parfois été considéré comme un médium qui amoindrissait la puissance des arts dont elle use. Contre une lecture puriste de la littérature ou de la peinture, Pierre Fresnault-Deruelle, fut l’un des premiers théoriciens à envisager la valeur de cet art. Il revient avec nous sur ces controverses.

Retour aux classiques

De la ligne claire d’Hergé aux strips des Peanuts de Charles Schulz, l’apparente légèreté des récits en image l’a longtemps consigné au registre de l’enfance. Derrière cette fausse simplicité se cachait pourtant tous les ingrédients de la naissance d’un art que ses pionniers avait déjà investit de tout leur savoir-faire. Un art qui compte autant qu’il conte.